SPF 30, SPF 50, SPF 50+… Ces indications sont devenues si familières sur les tubes de crème solaire que nous n’y prêtons parfois plus vraiment attention. Pourtant, derrière ces trois lettres se cache une information essentielle pour choisir une protection solaire adaptée : le niveau de protection apporté contre les rayons UVB. Mais concrètement qu’est-ce que le SPF d’une crème solaire et comment l’interpréter ? Réponse dans cet article.
Qu’est-ce que le SPF ?
SPF signifie “Sun Protection Factor”, soit “facteur de protection solaire” (FPS) en français. Cet indice mesure le niveau de protection d’un produit solaire contre les UVB.
Pour déterminer le SPF, on compare la quantité de rayonnement UV nécessaire pour provoquer un érythème (autrement dit une rougeur de la peau) sur une peau protégée par le produit avec celle nécessaire pour provoquer le même phénomène sur une peau non protégée.
Concrètement, plus le SPF est élevé, plus la protection contre les UVB est importante. Mais attention à une interprétation courante : un SPF 50 ne signifie pas que l’on peut rester au soleil cinquante fois plus longtemps sans se préoccuper de sa peau. Dans la vie réelle, l’efficacité d’une protection solaire dépend de nombreux paramètres, à commencer par la quantité de produit appliquée, la régularité de son renouvellement, les frottements, la transpiration ou encore les baignades.
Il existe par ailleurs une différence importante entre UVB et UVA. Les premiers sont fortement associés aux coups de soleil et jouent un rôle majeur dans le développement des cancers cutanés. Les UVA, eux, pénètrent plus profondément dans la peau et contribuent au photovieillissement ; ils participent également aux dommages cutanés liés à l’exposition solaire.
Or, le chiffre du SPF renseigne spécifiquement sur la protection contre les UVB. Pour bénéficier d’une protection solaire plus complète, il faut donc s’assurer que le produit offre aussi une protection contre les UVA.
Comment interpréter le SPF ?
La première chose à retenir est que la relation entre l’indice SPF et la quantité d’UVB filtrée n’est pas linéaire. Un SPF deux fois plus élevé ne signifie donc pas que la crème filtre deux fois plus de rayons UVB.
Dans les conditions prévues pour mesurer ces indices, un SPF 15 filtre environ 93 % des UVB, tandis qu’un SPF 30 en filtre environ 97 % et qu’un SPF 50 en filtre environ 98 %. Ces chiffres pourraient donner l’impression que la différence entre SPF 30 et SPF 50 est négligeable. Ce serait pourtant une lecture incomplète.
On peut aussi regarder la quantité d’UVB qui atteint encore la peau. Théoriquement, avec un SPF 30, environ 1/30 du rayonnement UVB responsable de l’érythème traverse la protection ; avec un SPF 50, cette proportion passe à environ 1/50. Autrement dit, même lorsque les pourcentages de rayonnement filtré paraissent proches, l’augmentation du SPF apporte bien une protection supplémentaire.
Il faut également garder en tête que les performances annoncées correspondent à des conditions de test normalisées. Pour les essais de SPF, les produits sont appliqués à raison de 2 mg par cm² de peau. Dans la pratique, une quantité insuffisante de crème solaire réduit la protection réellement obtenue. Voilà pourquoi choisir un indice élevé ne dispense jamais d’appliquer généreusement son produit.
Le SPF est donc un indicateur pour comparer le niveau de protection UVB des produits solaires.


